2 problèmes soumis par SEVDOR à la Métropole

2 problèmes soumis par SEVDOR à la Métropole

Message non lude Paul Vincent le 16 Oct 2019, 18:58

L'association SEVDOR (Sauvegarde des Espaces Verts des MONTS D’OR) est membre entre autre de l’UCIL (Union des Comités d’Intérêts Locaux de la Métropole de Lyon http://www.ucil.fr/ )
:arrow: voir la présentation de SEVDOR à viewtopic.php?f=10&t=14

= Le Lundi 16 septembre 2019 a eu lieu l’ASSEMBLEE GENERALE DE CONCERTATION avec les élus de la Métropole organisée chaque année par l’UCIL, en plus de son AG statutaire ordinaire.

Lors de cette AGC de l’UCIL, les 2 questions qui avaient été envoyées, en juillet 2019, par SEVDOR aux élus de la Métropole via l’UCIL ont été lues par le président de l'UCIL et ont reçues une réponse publique des responsables de la Métropole devant plus d'une centaine de représentants des CIL .

Question n°1 : Le Vieux Lyon et le Parc de Miribel-Jonage ont été protégés en leur temps d’une urbanisation banale. Dans l’intérêt de tous les lyonnais et de la Métropole elle-même le massif des Monts d’Or, remarquable en nature et en pittoresque, ne devrait-il pas être protégé lui aussi de la multiplication actuellement permise des divisions parcellaires et de la multiplication des petits et grands immeubles que va autoriser l’actuel PLU-H ?
Réponse : M. Le Faou, vice-président en charge de l’urbanisme, de l’Habitat, du Logement et de la politique de la Ville renvoie à quelques mesures positives : des zones à urbaniser ont été reclassées en zones agricoles A et naturelles N ; des boisements sont classés EBC ; des espaces végétalisés EVV existent ; en outre 355 bâtis patrimoniaux à préserver sont identifiés (55 secteurs seulement sur l’ancien PLU). Un architecte est mandaté par la Métropole pour les autorisations en matière de bâti....
Mais la question de la préservation spécifique globale à assurer pour le site exceptionnel que constitue le massif des Monts d'Or (au coeur même du territoire de la Métropole) reste sans réponse !

Question n°2 : Le massif des Monts d’Or est menacé par la forte progression de l’urbanisation périphérique en cours et annoncée. Comment la Métropole envisage-t-elle de faire face au flot de voitures particulières supplémentaires (dans le massif lui-même mais aussi, par contre coup, dans le reste de la Métropole) qu’entraînera inévitablement l’urbanisation densifiée de ce massif de moyenne montagne ?
Réponse : aucune réponse précise n’est donnée en dehors des réponses générales concernant la Métropole (développement du covoiturage et du vélo électrique, création d’un pôle multimodal à St Germain…) sans tenir compte de la spécificité du site .

- Affaire à suivre, car les problèmes soulignés par SEVDOR ne peuvent que s'aggraver dans les années qui viennent, tant que ne sera pas maîtrisée par la Métropole la densification de l'urbanisation dans ce massif remarquable de moyenne montagne que constituent les Monts d’Or.
2019-09-26-AGUCIL2.docx
Compte rendu de SEVDOR sur l'AGC de l'UCIL : 2 pages!
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Paul Vincent
 
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Re: 2 problèmes soumis par SEVDOR à la Métropole

Message non lude Paul Vincent le 19 Oct 2019, 20:09

L’AGC de l’UCIL s’est ouverte par un hommage unanime à Régis NEYRET, décédé le vendredi précédent, tout particulièrement pour son action en faveur de la sauvegarde globale du quartier renaissance du Vieux Lyon .

https://www.lyonmag.com/article/103193/ ... -doit-tant indique dans le même sens :
Rares sont ceux qui ont oeuvré toute leur vie pour la sauvegarde et la promotion d’une ville et de son patrimoine. Régis Neyret était de ceux-là.
Ce samedi, on a appris le décès du journaliste lyonnais à l’âge de 92 ans.

C’est essentiellement grâce à lui que les Lyonnais et des milliers de touristes peuvent arpenter aujourd’hui les ruelles et les traboules du Vieux-Lyon. Tombé amoureux de ce quartier où il s’installa à son arrivée entre Rhône et Saône dans les années 60, Régis Neyret avait pris la présidence de l’association Renaissance du Vieux-Lyon pour s’opposer au projet du maire de l’époque Louis Pradel qui comptait raser l’insalubre secteur.

Non seulement l’abnégation du journaliste permit de conserver le Vieux-Lyon, mais elle a conduit à ce qu’il soit inscrit en 1998 au Patrimoine mondial de l’Unesco.

L'association Renaissance du Vieux-Lyon
à http://www.lyon-rvl.com/7-vie-de-la-rvl.html indique aussi sous le titre
"Adieu Régis
(4 avril 1927 - 13 septembre 2019)
" notamment :
Si le classement du Vieux-Lyon comme secteur sauvegardé (le tout premier en France) lui doit beaucoup, c’est l’idée de proposer l’inscription du site historique de Lyon sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco qui restera sa plus belle intuition - et son plus remarquable « pilotage », aux côtés de Didier Repellin et Denis Eyraud.

- voir aussi tout à la fin de Adieu Régis les liens vers les nombreuses réactions dans la presse

Et à http://www.lyon-rvl.com/844-70-ans-dhistoire.html RVL précise notamment sur les batailles menées pour préserver et valoriser dans sa globalité le Vieux Lyon :

1958 - 1968 : Un coup de jeune
Période particulièrement intense et dynamique sous les présidences de Jacques Chaveyriat, Régis Neyret, Marc Levin, Jean-Jo Brun qui devront se confronter à un maire prêt à démolir une partie du Vieux-Lyon et du quartier Mercière sur la rive gauche de la Saône.
Première bataille : lutter contre les projets de percée dans le Vieux-Lyon, face à l’actuel pont maréchal Juin. La création par André Malraux, en 1964, du secteur sauvegardé met fin à ce projet.
Deuxième bataille : elle est menée contre la démolition des deux ilôts d’habitation situés entre la cathédrale et le Palais de Justice (pour l’agrandissement de celui-ci). Les immeubles sont démolis, mais le jardin archéologique est créé – avec l’appui de la RVL.
Troisième bataille : un architecte en chef parisien élabore un plan de sauvegarde du Vieux-Lyon qui prévoit la démolition de deux tiers du quartier, la restauration d’un tiers, la construction à neuf d’un autre tiers. La RVL va se battre contre les différentes versions de ce plan. Le plan définitif sera élaboré par Jean-Gabriel Mortamet, architecte en chef lyonnais, en 1984.
Paul Vincent
 
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Re: 2 problèmes soumis par SEVDOR à la Métropole

Message non lude Paul Vincent le 20 Jan 2020, 20:25

Suite aux 2 problèmes soumis par SEVDOR à la Métropole,
voici 2 extraits des Informations sur le PLU-H des Monts d'Or
que Christian PRALUS a présentées lors de l’A.G. SEVDOR du samedi 30/11/2019 :

Nomenclatures des zones du PLU-H / Répartition en surfaces des principales zones
Les nomenclatures des zones du PLU-H sont toutes différentes de celles du PLU 2005 sauf pour les zones Naturelles (N1 et N2), Agricoles (A1 et A2), AU (A urbaniser)
et USP (zone de Services Publics).
Pour les communes des Monts d’Or, les principales zones U sont : UCe (zones de
centralités multifonctionnelles correspondant aux Centres Bourgs et hameaux),
URi2 (zone d’habitat individuel lâche), UPp (zone de valorisation du paysage, du
patrimoine et de prévention des risques), URm2 (zone composite à dominante de
petits collectifs, d’habitat intermédiaire ou individuel resserré).

.../...
Etude des zones URm2
Le règlement de ces zones est complexe : 30 pages avec des références aux
dispositions communes du règlement général (758 pages).
La zone est à dominante résidentielle où l’ordonnancement du bâti sur rue est
homogène. A l’arrière de ce bâti, se développent des coeurs d’ilot où la présence
végétale est forte.
La zone URm2 comprend 5 secteurs : URm2, URm2a, URm2b, URm2c et URm2d.
- A St Didier, il y a 4 types de zones : URm2a, URm2b, URm2c et URm2d. Le secteur,
situé avenue de la République au nord du centre bourg et au sud de la croix des
rameaux, est classé URm2d.
- A St Cyr, il y a 2 types de zones URm2 : URm2a (au sud du centre, route de Lyon) et
URm2b (avenue Gambetta, rue de l’indiennerie, rue Lt Gérard, Croix Rouge, La Chaux).
Quelques règles sur les conditions de construction dans ces zones sont données et
commentées.

- Il y a 2 bandes de constructibilité : une principale de 20 mètres de profondeur depuis
la limite de référence (bord de rue) et une secondaire.
- L’implantation des constructions dans la bande de constructibilité principale se fera
soit en limite de référence, soit en recul de 5 mètres.
- L’emprise au sol n’est pas règlementée.
- La hauteur maximale de façade des constructions est différente suivant les secteurs
URm2a : 10 m, URm2b : 10 m, URm2c : 7 m, URm2d : 7 m.
- Les espaces libres doivent respecter un nouveau coefficient : Coefficient de Pleine
Terre (CPT). Ce coefficient est au minimum de 25% (URm2a et URm2c) ou 40%
(URm2b et URm2d). L’intégralité de la surface des espaces de pleine terre doit être
obligatoirement végétalisée et plantée à l’exclusion de tout autre traitement même
perméable (cheminements stabilisés, surfaces engravillonnées…). Un arbre doit être
planté par 50 m² de pleine terre.
En conclusion, les zones URm2 ont pour objectif de densifier des zones qui sont
actuellement des zones d’habitat individuel lâche : remplacement des maisons
individuelles par des immeubles. Ces zones vont avoir des conséquences négatives
sur les communes des Monts d’Or
: forte augmentation de la population, cohabitation
difficile entre maisons individuelles et immeubles (nuisance de vue, façade de grande
hauteur), déplacements automobiles de plus en plus difficiles… Le traitement des
espaces de pleine terre va cependant garantir un minimum de surface végétalisée.


Paul Vincent
 
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Re: 2 problèmes soumis par SEVDOR à la Métropole

Message non lude Paul Vincent le 21 Jan 2020, 18:02

Il est possible de faire un calcul simplifié pour évaluer le nombre de logements supplémentaires (et donc d'habitants et de circulation en plus) qu'entrainent à plus ou moins long terme les divers URm2 dans les Monts d'Or.
:arrow: SEVDOR a par exemple fait une évaluation de 562 habitants en plus (avec 2,5 habitants par logement) pour chaque hectare de URm2a.
- Michel GAUCHER de DEA a reprise cette évaluation en la rendant plus précise, mais il aboutit sensiblement au même résultat. La voici :

- 1ha = 10.000 m²

- moins 25% de CPT coefficient de pleine terre

- soit 7.500 m² de surface étanchée qui peut se décomposer en
7.000 m² de bâti et 500 m² d’allées et de parking de surface.

- Si H = 10m, on peut construire au moins sur 3 niveaux,
soit 7.000 x 3 = 21.000 m² de SHOB (surface hors oeuvre brute) ;
soit encore 20.000 m² de surface habitable SHON (surface hors oeuvre nette).

- 20.000 m² de SHON peuvent accueillir environ 250 logements (80 m²/log), soit au moins 500 à 600 locataires ( et 625 s'il y a en moyenne 2,5 h/log)


;) Ce genre de calcul mériterait d'être poursuivi pour tous les URm2 que le PLUH a installé dans les Monts d'Or et pour une évaluation du nombre potentiel d'habitants supplémentaires que ces URm2 rendent possible dans chaque commune, en plus des divisions parcellaires et autres aggravations de l'urbanisation déjà connues.
- voir notamment les problèmes que peuvent poser l'objectif de 25% de Logements Sociaux dans chaque commune des Monts d'Or, avec les calculs très parlants présentés à la page 4 de http://www.dardilly-environnement-aveni ... 017_10.pdf
- Affaire à suivre ! -
Paul Vincent
 
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